02 · Stratégie · Business plan
Un business plan qui tient face à celui qui va le lire.
Dossier bancaire, permis d'indépendant, entrée d'un associé, reprise d'entreprise : le plan se construit à partir de son destinataire. Récit, chiffres et hypothèses défendables — établis par quelqu'un qui tient aussi la comptabilité derrière.
Des chiffres isolés, un dossier chiffré et défendable
Le déclencheur
Un business plan répond d'abord à celui qui l'exige.
Le format, la profondeur et les chiffres attendus changent selon qui ouvre le dossier.
Le dossier bancaire
Crédit d'investissement, ligne de trésorerie, cautionnement romand : l'analyste cherche une capacité de remboursement avant de chercher l'enthousiasme.
Le permis d'indépendant
Reconnaissance du statut, autorisation de séjour pour activité lucrative : l'administration attend une viabilité démontrée, pas une intention.
L'associé ou le repreneur
Entrée au capital, reprise, transmission : le plan devient la base de la négociation — la valorisation se discute sur des hypothèses écrites.
Le lecteur détermine le plan, jamais l'inverse.
Le périmètre
Ce que contient un dossier qui passe.
Trois blocs, toujours les mêmes — c'est leur cohérence entre eux qui emporte la décision.
Le modèle expliqué
Offre, clientèle visée, concurrence, avantage réel : de quoi comprendre en dix minutes par où l'argent entre, et pourquoi il continuerait d'entrer.
Le plan financier à 3 ans
Compte de résultat prévisionnel, budget de trésorerie mois par mois, plan d'investissement et de financement, seuil de rentabilité.
Les hypothèses tracées
Chaque chiffre remonte à sa source, et un scénario prudent accompagne le scénario prévu. C'est ce qui sépare un plan d'une déclaration d'intention.
Concrètement
Une situation représentative
Un projet viable, refusé une première fois : dix pages d'intentions et deux tableaux sans lien entre eux. Reconstruit autour d'un plan financier à trois ans, d'un budget de trésorerie mensuel et d'hypothèses sourcées, le même projet est repassé — et cette fois le dossier a répondu aux questions avant qu'elles soient posées.
Questions fréquentes
Le business plan : vos questions.
Combien de temps faut-il compter ?
Deux à quatre semaines dans la plupart des cas, selon la disponibilité de vos chiffres et le nombre d'allers-retours. Un dossier urgent peut être accéléré, au prix de moins d'itérations.
Que contient exactement le plan financier ?
Compte de résultat prévisionnel sur trois ans, budget de trésorerie mensuel sur la première année, plan d'investissement et de financement, calcul du seuil de rentabilité. Le reste s'ajoute selon le destinataire.
Un modèle gratuit ne suffit-il pas ?
Pour structurer votre réflexion, oui. Pour convaincre, non : ce qui est examiné, ce sont vos hypothèses et leur cohérence — un gabarit ne les produit pas à votre place.
Je n'ai pas encore de chiffres. Est-ce bloquant ?
Non. Les hypothèses se construisent : prix, volumes, délais de paiement, charges fixes. Nous partons de votre marché et de comparables, puis nous testons la solidité de l'ensemble.
M'accompagnez-vous devant la banque ?
Oui : préparation de la présentation, anticipation des questions, et présence à l'entretien si vous le souhaitez. Un plan bien défendu vaut mieux qu'un plan bien relié.
Et si les chiffres montrent que le projet ne tient pas ?
Vous l'apprenez avant d'engager votre épargne, plutôt qu'après. Dans la plupart des cas il ne s'agit pas d'abandonner, mais de corriger : prix, structure de coûts, rythme de lancement.